Une étude publiée dans la revue Brain Research a examiné l'effet du chlorhydrate de tipiracil (TPI), un inhibiteur sélectif de la thymidine phosphorylase (TP), sur les lésions du tissu cérébral chez des rats soumis à une ischémie/reperfusion (I/R). La recherche, menée par des scientifiques de l'Université de Tokyo, a révélé que l'expression de la TP est augmentée dans les neurones en conditions d'I/R.
L'étude a impliqué 40 rats mâles adultes Sprague-Dawley, répartis en quatre groupes : témoin, contrôle I/R, I/R traité avec une faible dose de TPI (10 mg/kg), et I/R traité avec une forte dose de TPI (30 mg/kg). Le TPI a été administré par voie intrapéritonéale 30 minutes avant l'induction de la lésion I/R par occlusion de l'artère cérébrale moyenne pendant 2 heures, suivie de 24 heures de reperfusion.
Les résultats ont montré que le traitement par TPI réduisait significativement le volume de l'infarctus et améliorait les scores de déficit neurologique par rapport au groupe témoin I/R. Le groupe à forte dose de TPI a présenté une réduction de 45 % du volume de l'infarctus (p < 0,01) et une amélioration de 38 % des scores neurologiques (p < 0,05). De plus, le TPI a diminué les marqueurs de stress oxydatif (niveaux de malondialdéhyde) et augmenté l'activité des enzymes antioxydantes (superoxyde dismutase et glutathion peroxydase).
Les chercheurs ont conclu que le TPI exerce des effets neuroprotecteurs contre les lésions I/R en inhibant l'activité de la TP, en réduisant le stress oxydatif et en supprimant l'apoptose. Ces résultats suggèrent que le TPI pourrait être un agent thérapeutique potentiel pour le traitement des AVC, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour confirmer son efficacité chez l'homme.