La France fait toujours face à des critiques concernant son inaction perçue sur la pollution au cadmium, un métal lourd toxique classé cancérogène pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer. L'exposition chronique, principalement par l'alimentation, l'eau et le tabac, est liée à l'insuffisance rénale, aux maladies osseuses et au cancer. Si des règlements comme le programme REACH de l'UE limitent le cadmium dans les produits, les groupes environnementaux et de santé publique estiment que l'application nationale et les changements de politique agricole accusent un retard.
La principale source d'exposition humaine en Europe est l'alimentation, notamment les céréales, les légumes et les coquillages cultivés dans des sols contaminés. Une part importante de cette contamination provient de l'utilisation historique d'engrais phosphatés contenant du cadmium et des émissions industrielles. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a souligné à plusieurs reprises les risques, notant que l'exposition alimentaire de certaines populations, en particulier les enfants et les grands consommateurs de certains aliments, approche ou dépasse les seuils de sécurité.
Les critiques pointent la disponibilité de solutions, comme la suppression progressive des engrais contenant du cadmium, la dépollution des sols et des contrôles plus stricts des rejets industriels. Cependant, la mise en œuvre est lente, invoquant souvent les coûts économiques pour les agriculteurs et l'industrie. La Commission européenne a également exhorté les États membres à en faire plus pour réduire les teneurs en cadmium dans les denrées alimentaires.
En 2026, la situation reste un sujet de discorde. Les défenseurs de la santé exigent une action réglementaire plus agressive et un soutien aux agriculteurs pour une transition vers des pratiques plus propres, tandis que le rythme des changements politiques continue d'être critiqué pour privilégier les intérêts économiques à la protection de la santé publique et de l'environnement.