Alors que les négociations internationales pour un traité mondial visant à mettre fin à la pollution plastique se poursuivent, la Tanzanie plaide pour que l'accord inclue des mesures contraignantes strictes pour contrôler les produits chimiques toxiques dans les plastiques. La quatrième session du Comité de négociation intergouvernemental (INC-4) s'est tenue à Ottawa, au Canada, en avril 2024, avec pour objectif d'élaborer un instrument juridiquement contraignant. Une cinquième session (INC-5) est prévue pour novembre 2024 à Busan, en République de Corée.
La position de la Tanzanie, alignée sur celle d'autres nations africaines et de défenseurs de la santé, souligne qu'un traité axé uniquement sur la gestion des déchets est insuffisant. Le pays soutient qu'il doit traiter l'ensemble du cycle de vie des plastiques, y compris la régulation des additifs chimiques dangereux utilisés dans la production, qui peuvent s'infiltrer dans l'environnement et la chaîne alimentaire, posant des risques pour la santé humaine et les écosystèmes.
Le traité proposé vise à être finalisé en 2025. Les principaux points de désaccord dans les négociations incluent les limites de la production plastique, l'inclusion de mesures de transparence chimique et le financement de la mise en œuvre dans les pays en développement. Le plaidoyer de la Tanzanie met en lumière la préoccupation croissante concernant les impacts sanitaires de la pollution plastique, en particulier dans les régions ayant une capacité limitée de gestion des déchets.