En 2016, la géologue Rowan Martindale a découvert des textures ridées inhabituelles sur des roches sédimentaires au Maroc, ressemblant à de la peau d'éléphant. Des recherches ultérieures ont vérifié qu'il s'agissait de structures sédimentaires induites par des microbes (MISS), formées par d'anciens tapis microbiens dans des environnements marins profonds il y a plus de 2,5 milliards d'années.
Ces textures, documentées scientifiquement, ne sont pas des fossiles des microbes eux-mêmes, mais les structures physiques qu'ils ont créées et qui ont été préservées. Cette découverte fournit une preuve cruciale de l'existence de la vie dans l'océan profond et obscur pendant l'éon Archéen, une période où l'atmosphère terrestre manquait d'oxygène significatif.
Cette trouvaille aide les scientifiques à comprendre les premiers habitats où la vie pouvait prospérer sans lumière solaire, en s'appuyant sur l'énergie chimique des sources hydrothermales ou d'autres sources. Elle contribue à l'étude plus large des origines de la vie et du potentiel de vie dans des environnements extrêmes similaires sur d'autres planètes.