Le Zettat, figure traditionnelle de la culture marocaine, servait de gardien des routes et des voyageurs, notamment dans les zones rurales et montagneuses. Historiquement, ces individus étaient nommés par les communautés locales pour assurer la sécurité des chemins, offrir l'hospitalité aux étrangers et entretenir les conditions de base des routes. Leur rôle remonte à plusieurs siècles, ancré dans les traditions berbères et islamiques de responsabilité collective.
Avec l'expansion des réseaux routiers modernes et la montée des projets d'infrastructure étatiques, les fonctions du Zettat ont été largement absorbées par des agences officielles. Aujourd'hui, peu de Zettat restent actifs, et le terme est de plus en plus utilisé dans un contexte nostalgique ou historique. Les chercheurs notent que le déclin a commencé au milieu du XXe siècle alors que le Maroc modernisait ses systèmes de transport.
Les efforts pour préserver la mémoire du Zettat incluent des projets d'histoire orale et des festivals culturels dans des régions comme le Haut Atlas. Cependant, aucun programme formel de reconnaissance ou de relance n'existe au niveau national. La figure reste un symbole du tissu social prémoderne du Maroc, où la solidarité communautaire assurait la sécurité des voyages.