De récentes simulations astrophysiques ont exploré le sort des lunes lorsque leur planète hôte est éjectée de son système stellaire, un phénomène connu sous le nom de planète vagabonde ou flottante. La recherche, qui n'a pas encore été publiée dans une revue à comité de lecture, suggère que la majorité des lunes seraient arrachées lors de la perturbation gravitationnelle, laissant la planète vagabonde avec peu ou pas de satellites.
Cependant, les simulations indiquent qu'une petite fraction des lunes—peut-être quelques pour cent—pourraient rester liées à la planète éjectée, surtout si la lune est massive et orbite près de sa planète. Ces lunes survivantes accompagneraient alors la planète vagabonde dans sa dérive à travers l'espace interstellaire, offrant potentiellement un environnement habitable si la planète conserve de la chaleur interne ou un échauffement par marée.
L'étude, dirigée par des chercheurs de l'Université de [non vérifié], a utilisé des simulations à N-corps pour modéliser le processus d'éjection. Ils ont constaté que la probabilité de survie d'une lune dépend de la distance orbitale et du rapport de masse entre la planète et la lune. Les lunes sur des orbites serrées sont plus susceptibles de rester attachées, tandis que celles sur des orbites plus larges sont presque certainement perdues.
Cette recherche a des implications pour la recherche d'exolunes habitables et pour la compréhension de la prévalence des planètes flottantes, qui sont estimées en milliards dans la Voie lactée. Les résultats ont été présentés lors d'une récente conférence et sont disponibles sur le serveur de prépublication arXiv, mais n'ont pas encore fait l'objet d'un examen par les pairs.