Depuis le début de l'année 2026, le paysage diplomatique autour du Sahara occidental a nettement évolué en faveur du Maroc. Le Dr Mohamed Badine El Yattioui, professeur d'études stratégiques au Collège de défense nationale (NDC) à Abou Dhabi, décrit cela comme l'aboutissement d'un long processus de clarification. Les développements clés incluent l'ouverture de plusieurs consulats dans les villes de Laâyoune et Dakhla, contrôlées par le Maroc, signalant un soutien international croissant au plan d'autonomie marocain.
En avril 2026, plus de 30 pays ont établi des consulats au Sahara occidental, une démarche qui défie directement les revendications du Front Polisario à représenter le territoire. Les États-Unis ont reconnu la souveraineté marocaine en 2020 sous l'administration Trump, et bien que l'administration Biden n'ait pas inversé cette décision, elle a maintenu une position prudente. La France et l'Espagne se sont également rapprochées de la position marocaine, la France ayant exprimé son soutien au plan d'autonomie en 2024.
Le Front Polisario, qui avait déclaré un cessez-le-feu en 1991, a repris le conflit armé en 2020 après une opération militaire marocaine pour dégager un barrage routier à Guerguerat. Depuis, des escarmouches de faible intensité se poursuivent, mais la marée diplomatique a tourné contre le groupe séparatiste. L'Union africaine, qui reconnaît la République arabe sahraouie démocratique (RASD), reste divisée, de nombreux États membres se tournant vers le Maroc.
Le Dr El Yattioui note que 2026 s'avère être une année difficile pour le Polisario, alors que l'isolement international s'accentue. Les Nations Unies continuent d'appeler à une solution politique basée sur les résolutions du Conseil de sécurité, mais le plan d'autonomie proposé par le Maroc en 2007 reste le seul cadre bénéficiant d'un large soutien international. Aucune nouvelle négociation menée par l'ONU n'a été programmée en avril 2026.