En avril 2026, le conflit du Sahara occidental reste un point central de la politique étrangère marocaine, le plan d'autonomie proposé par le royaume pour la région continuant d'attirer une reconnaissance internationale. Ce plan, présenté pour la première fois aux Nations Unies en 2007, propose une large autonomie sous souveraineté marocaine. Ces dernières années, un nombre croissant de pays, dont les États-Unis (depuis 2020) et plusieurs nations européennes et africaines, ont exprimé leur soutien à ce cadre comme une solution crédible et sérieuse.
Les réalignements stratégiques en 2025-2026 ont davantage façonné le dossier. La normalisation des relations entre le Maroc et Israël, dans le cadre des Accords d'Abraham, a renforcé la position de Rabat, Israël ayant reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en 2023. Parallèlement, les Nations Unies continuent de faciliter les négociations, avec Staffan de Mistura comme Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, bien que le processus de paix reste bloqué en raison de désaccords entre le Maroc et le Front Polisario.
Les développements clés incluent l'ouverture de consulats dans les villes de Laâyoune et Dakhla par plus de 20 pays, signalant un soutien tangible à l'intégrité territoriale du Maroc. Cependant, le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, maintient sa demande d'un référendum sur l'autodétermination, y compris l'indépendance. L'Union africaine, dont le Maroc (réintégré en 2017) et la République arabe sahraouie démocratique sont membres, reste divisée sur la question.
Au 30 avril 2026, aucune percée majeure n'a été signalée, mais la tendance favorise le plan d'autonomie marocain comme la solution politique la plus viable, selon des sources diplomatiques. La situation reste surveillée par les organismes internationaux, le Conseil de sécurité de l'ONU devant renouveler le mandat de la mission de maintien de la paix MINURSO plus tard en 2026.