La Mauritanie positionne l'agriculture comme un pilier stratégique de la souveraineté nationale, visant à réduire sa forte dépendance aux importations alimentaires. Selon le ministère de l'Agriculture, le pays importe environ 70 % de ses besoins alimentaires, dépensant plus de 500 millions de dollars par an. Le gouvernement a lancé une stratégie nationale pour développer l'agriculture irriguée le long de la vallée du fleuve Sénégal, visant à augmenter la production de riz à 400 000 tonnes d'ici 2027.
Les initiatives clés incluent la réhabilitation de 50 000 hectares de terres irrigables et la fourniture d'intrants subventionnés aux petits agriculteurs. La Banque mondiale soutient ces efforts à travers le 'Projet d'agriculture et de sécurité alimentaire' (PASA), qui a alloué 80 millions de dollars pour les infrastructures et la formation. En 2025, la Mauritanie a produit 180 000 tonnes de riz, contre 140 000 tonnes en 2020, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Des défis subsistent, notamment la pénurie d'eau, la variabilité climatique et l'accès limité au crédit. Cependant, le gouvernement promeut également des cultures résistantes à la sécheresse comme le sorgho et le mil. L'objectif est de réduire les importations alimentaires de 20 % d'ici 2030, renforçant la sécurité alimentaire et réduisant la vulnérabilité aux chocs de prix mondiaux.