Les États-Unis ont identifié le Nigeria et le bassin du lac Tchad comme des théâtres majeurs de leur stratégie antiterroriste 2026, avertissant que les groupes extrémistes opérant en Afrique représentent désormais une menace croissante pour la sécurité mondiale. La stratégie, publiée le 13 mai 2026, met en lumière les activités continues de Boko Haram et de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans la région.
Selon le document, ces groupes ont exploité les griefs locaux et la faiblesse de la gouvernance pour étendre leur influence, menant des attaques qui ont causé des milliers de victimes civiles et déplacé des millions de personnes. Le bassin du lac Tchad, qui comprend des parties du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun, reste une zone de préoccupation critique en raison de ses frontières poreuses et de la présence de multiples factions armées.
La stratégie américaine met l'accent sur une approche pangouvernementale, combinant le soutien militaire avec des efforts diplomatiques et de développement pour s'attaquer aux causes profondes de l'extrémisme. Elle appelle également à une coopération renforcée avec les partenaires régionaux, notamment la Force multinationale mixte (FMM), qui combat les insurgés dans la région depuis 2015.
Les experts notent que, bien que les États-Unis aient réduit leur empreinte militaire directe en Afrique, ils continuent de fournir du renseignement, de la formation et un soutien logistique aux forces locales. La nouvelle stratégie reflète une évolution vers des solutions de sécurité plus durables et dirigées localement.