Des enquêtes récentes révèlent que les services de renseignement marocains auraient déployé le logiciel espion Pegasus, développé par la société israélienne NSO Group, pour surveiller des journalistes, des militants des droits de l'homme et des personnalités politiques. Ces révélations, basées sur des données divulguées et des analyses médico-légales, suggèrent une vaste campagne de surveillance visant les critiques de la monarchie.
Selon des rapports d'Amnesty International et de Forbidden Stories, un consortium de journalistes, au moins 600 numéros de téléphone marocains ont été sélectionnés pour une surveillance potentielle. Parmi les victimes figurent des personnalités telles que le journaliste Omar Radi et l'activiste Maati Monjib, qui ont fait l'objet de harcèlement judiciaire et d'emprisonnement.
Le gouvernement marocain a constamment nié toute implication dans une surveillance illégale, affirmant respecter les droits de l'homme et le droit international. Cependant, ces allégations ont tendu les relations diplomatiques avec la France et d'autres pays européens, où résident certaines des personnes ciblées.
En mai 2026, aucune vérification indépendante d'une atmosphère de 'fin de règne' n'a été confirmée, mais le scandale des logiciels espions continue d'alimenter les débats sur la liberté de la presse et la surveillance d'État au Maroc.