Une nouvelle étude japonaise révèle que l'urbanisation, en particulier la lumière artificielle et les températures nocturnes plus élevées, pousse certaines espèces de cigales à chanter après la tombée de la nuit. L'étude, publiée dans la revue Ecology en juillet 2026, s'est concentrée sur la cigale robuste (Hyalessa maculaticollis) à Tokyo et dans les environs.
Des chercheurs de l'Université de Tokyo et d'autres institutions ont constaté que dans les zones très éclairées et avec des températures supérieures à 25°C, les cigales étaient plus susceptibles de poursuivre leurs chants nuptiaux tard dans la nuit. Normalement, ces insectes sont diurnes, mais la combinaison de la pollution lumineuse et des îlots de chaleur urbains semble perturber leurs rythmes circadiens.
L'équipe a utilisé une surveillance acoustique et des capteurs de température sur 30 sites dans la région métropolitaine de Tokyo. Ils ont enregistré une augmentation significative des chants nocturnes dans les parcs urbains et les espaces verts par rapport aux forêts rurales. L'auteur principal, le Dr Yuki Tanaka, a déclaré : 'Nos données montrent que l'environnement urbain crée une nouvelle niche nocturne pour ces cigales.'
Ce changement de comportement pourrait avoir des conséquences écologiques, notamment une modification des dynamiques prédateur-proie et des impacts potentiels sur la reproduction. Les chercheurs prévoient d'étendre l'étude à d'autres villes d'Asie pour voir si le schéma se vérifie pour différentes espèces de cigales.