Des fossiles découverts sur le site de Djebel Irhoud au Maroc ont remodelé la chronologie de l'évolution humaine. En 2017, des scientifiques ont publié dans Nature que ces restes, dont un crâne, datent d'environ 300 000 ans, ce qui en fait les plus anciens fossiles connus d'Homo sapiens. Cela précède les découvertes précédentes en Afrique de l'Est d'environ 100 000 ans.
Le site, fouillé pour la première fois dans les années 1960, a livré des outils en pierre et des os. Des techniques de datation modernes utilisant la thermoluminescence sur des artefacts en silex et la résonance de spin électronique sur une dent ont confirmé l'âge. Le crâne montre un visage moderne mais une boîte crânienne allongée, indiquant une mosaïque de caractéristiques.
Cette découverte suggère que les premiers Homo sapiens se sont répandus à travers l'Afrique plus tôt qu'on ne le pensait, remettant en cause l'idée d'un berceau unique en Afrique de l'Est. Les résultats sont largement acceptés en paléoanthropologie comme preuve d'une origine panafricaine de notre espèce.