L'"effet de surplomb" est un terme créé par l'auteur Frank White en 1987 pour décrire le changement cognitif profond et la réponse émotionnelle rapportés par les astronautes contemplant la Terre depuis l'espace. Il implique souvent un sentiment accru de connexion à l'humanité et à la fragilité de la planète.
L'astronaute de la NASA Christina Koch, qui détient le record du plus long vol spatial unique pour une femme, a parlé de vivre ce phénomène qui altère la perspective lors de ses missions. Le concept a été évoqué en relation avec les équipages de l'ère Apollo à la Station spatiale internationale.
La prochaine mission Artemis II, dont le lancement est prévu au plus tôt en septembre 2025, emmènera des astronautes—dont la première femme et la première personne de couleur dans une mission lunaire—autour de la Lune. Bien qu'ils n'aient pas encore volé, l'équipage s'est entraîné et a anticipé cette expérience profonde, qui sera le premier voyage humain à distance lunaire depuis Apollo 17 en 1972.
Des études psychologiques suggèrent que l'expérience peut entraîner des changements de perspective à long terme, mettant l'accent sur l'unité planétaire et la gestion environnementale. L'effet reste un sujet d'intérêt en psychologie spatiale et en recherche sur les facteurs humains.