Le programme Artemis, dirigé par la NASA, progresse vers son objectif d'établir une présence humaine durable sur la Lune. Suite au vol d'essai sans équipage Artemis I en 2022 et à la mission de survol lunaire Artemis II avec équipage, dont les astronautes sont revenus sur Terre fin 2025, l'attention se porte désormais sur la mission Artemis III. Celle-ci vise à faire atterrir des astronautes, dont la première femme, près du pôle sud lunaire, avec une date de lancement prévue au plus tôt en septembre 2026.
Ces missions sont fondamentales pour l'objectif à long terme de la NASA d'utiliser la Lune comme terrain d'essai pour l'exploration humaine future de Mars. La station Lunar Gateway prévue et les opérations de surface soutenues visent à développer les technologies et l'expérience opérationnelle nécessaires aux voyages spatiaux plus lointains.
Alors que l'activité autour de la Lune s'intensifie avec de multiples nations et entreprises privées planifiant des missions, les experts soulignent le besoin urgent de mettre à jour le cadre international de gouvernance spatiale. Le Traité de l'espace de 1967 fournit des principes fondateurs mais manque de règles détaillées pour les défis modernes comme l'utilisation des ressources lunaires, la gestion du trafic et la prévention des conflits. Des discussions diplomatiques, notamment au sein du Comité des utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique (CUPEEA) de l'ONU, se poursuivent pour aborder ces questions.
Le succès du programme Artemis jusqu'à présent démontre des progrès techniques significatifs, mais son héritage durable pourrait également dépendre du développement parallèle de nouveaux accords internationaux pour garantir une exploration pacifique et coopérative.