Dar es Salaam. Plus de trois décennies après l'indépendance de la Namibie et plus de six décennies depuis que la Tanzanie est devenue un État de première ligne dans les luttes de libération de l'Afrique, les dirigeants des deux nations estiment qu'une nouvelle bataille doit désormais être menée : la bataille pour la libération économique.
S'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe le 22 juin 2026, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan et le président namibien Nangolo Mbumba ont souligné que la liberté politique sans indépendance économique est incomplète. Ils ont exhorté les nations africaines à prioriser le commerce intra-africain, l'industrialisation et l'ajout de valeur aux ressources naturelles.
La présidente Samia a mis en avant les progrès de la Tanzanie dans les projets d'infrastructure et d'énergie, tandis que le président Mbumba a souligné l'accent mis par la Namibie sur l'hydrogène vert et le développement durable. Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité pour les pays africains de réduire leur dépendance à l'aide étrangère et de construire des économies autosuffisantes.
Cet appel intervient avant le sommet de l'Union africaine prévu en juillet 2026, où l'intégration économique devrait être un point clé de l'ordre du jour.