Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Neuroscience le 23 avril 2026 révèle pourquoi certains octogénaires, appelés « super-âgés », ont des performances de mémoire comparables à celles de personnes 30 ans plus jeunes. Des chercheurs de l'Université Northwestern ont découvert que les super-âgés ont des neurones plus grands et plus sains dans le cortex entorhinal, une région cérébrale essentielle à la mémoire, par rapport aux personnes âgées typiques.
L'étude, dirigée par le Dr Tamar Gefen, a examiné des tissus cérébraux de 10 super-âgés et de 10 témoins du même âge. Les neurones du cortex entorhinal des super-âgés étaient significativement plus grands et présentaient moins d'enchevêtrements de protéines tau, une caractéristique de la maladie d'Alzheimer. Cela suggère une résilience biologique qui protège contre le déclin de la mémoire lié à l'âge.
Des recherches antérieures de la même équipe, publiées en 2023, avaient montré que les super-âgés ont des régions cérébrales plus épaisses et une meilleure connectivité. Les nouvelles découvertes identifient des différences au niveau cellulaire qui pourraient expliquer leur mémoire exceptionnelle. L'étude a également constaté que le cerveau des super-âgés présentait moins de signes d'inflammation et de plaques amyloïdes.
Le Dr Gefen a noté que ces découvertes pourraient conduire à de nouvelles thérapies ciblant la santé neuronale pour préserver la mémoire lors du vieillissement. Cependant, l'étude est petite et observationnelle, donc davantage de recherches sont nécessaires pour confirmer les mécanismes et développer des interventions.