La volonté de la France d'atteindre une souveraineté stratégique dans des secteurs comme l'énergie, la défense et la technologie s'est intensifiée, mais des questions subsistent quant à son efficacité. En mai 2026, le gouvernement a augmenté les investissements dans le nucléaire domestique et la fabrication de défense, visant à réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers.
Cependant, les critiques soutiennent que ces efforts sont compromis par les importations continues de composants critiques, comme les terres rares de Chine et les semi-conducteurs avancés de Taïwan. Un rapport de 2025 du Sénat français a souligné que 70 % des terres rares utilisées dans les systèmes de défense français proviennent de Chine.
Dans le secteur de l'énergie, la flotte nucléaire française, qui fournit environ 70 % de son électricité, dépend des importations d'uranium du Niger et du Kazakhstan, soulevant des inquiétudes quant aux vulnérabilités de la chaîne d'approvisionnement. Le gouvernement a annoncé des plans pour développer des capacités d'enrichissement d'uranium domestiques d'ici 2030, mais les progrès ont été lents.
Dans l'ensemble, bien que la France ait réalisé des progrès dans certains domaines, atteindre une pleine souveraineté dans les secteurs stratégiques reste un objectif lointain, avec des contraintes économiques et géopolitiques limitant les progrès.