Le concept de souveraineté, pilier des relations internationales, est de plus en plus utilisé par les dirigeants politiques pour justifier des actions qui sapent les normes démocratiques et le droit international. Une analyse récente montre comment les régimes autocratiques et les mouvements populistes utilisent le langage de la souveraineté pour rejeter les critiques extérieures, réprimer la dissidence et poursuivre des politiques étrangères agressives.
Par exemple, dans le contexte de la guerre en Ukraine, les responsables russes ont invoqué à plusieurs reprises la souveraineté pour défendre leur invasion, affirmant qu'elle est nécessaire pour protéger les populations russophones. De même, en Hongrie et en Pologne, les dirigeants ont utilisé des arguments de souveraineté pour résister aux réformes judiciaires et médiatiques de l'UE, les présentant comme des attaques contre l'identité nationale.
L'article soutient que cette tendance représente une forme de 'falsification' de la souveraineté, où le terme est dépouillé de son sens originel—ancré dans le consentement populaire et l'État de droit—et réutilisé à des fins autoritaires. Les experts notent que cette manipulation constitue une menace sérieuse pour la gouvernance mondiale et les droits de l'homme.
En date de mai 2026, aucun organisme international majeur n'a officiellement abordé cette question, mais les universitaires appellent à un renouvellement de l'engagement envers les principes de la souveraineté démocratique, où le pouvoir émane du peuple et s'exerce dans des cadres juridiques.