Le 5 août 2026, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a défendu la politique migratoire de son gouvernement lors d'une séance parlementaire, répondant aux critiques des partis d'opposition concernant la gestion de l'augmentation des arrivées de migrants aux îles Canaries.
Sánchez a souligné la nécessité d'une approche humaine et ordonnée, citant l'engagement de l'Espagne envers le droit international et les droits de l'homme. Il a mis en avant la coopération avec les pays africains pour s'attaquer aux causes profondes de la migration, telles que la pauvreté et l'instabilité.
Selon les données du ministère espagnol de l'Intérieur, les arrivées aux îles Canaries ont considérablement augmenté en 2026, avec plus de 25 000 migrants atteignant l'archipel d'ici juillet, soit une hausse de 40 % par rapport à la même période en 2025. L'opposition a appelé à des contrôles frontaliers plus stricts et à une politique plus restrictive.
Le Premier ministre a rejeté les appels à une ligne plus dure, arguant que l'approche espagnole équilibre sécurité et solidarité. Il a également évoqué les accords au niveau de l'UE visant à répartir plus équitablement les demandeurs d'asile entre les États membres.
Les analystes politiques notent que la migration reste un sujet controversé en Espagne, avec une opinion publique divisée. La politique du gouvernement sera probablement un thème clé lors des prochaines élections régionales.