Les transferts de fonds envoyés par les Marocains résidant à l'étranger jouent un rôle important dans la réduction des inégalités d'accès à l'enseignement supérieur, selon une étude récente. La recherche, qui a analysé des données sur les ménages marocains, a constaté que les familles bénéficiant de ces transferts sont plus susceptibles d'envoyer leurs enfants à l'université.
L'étude souligne que ces flux financiers aident à alléger les contraintes budgétaires, permettant aux étudiants issus de milieux défavorisés de poursuivre des études supérieures. Cet effet est particulièrement prononcé pour les étudiants des zones rurales et pour les femmes, qui font souvent face à des obstacles plus importants.
Bien que les transferts ne soient pas une panacée pour toutes les disparités éducatives, les résultats suggèrent qu'ils constituent un complément important aux politiques publiques visant à élargir l'accès à l'université. Les auteurs recommandent aux décideurs de prendre en compte le rôle de la migration et des transferts dans la planification éducative.