La dernière tentative de réforme constitutionnelle en Corée du Sud a échoué le 3 mai 2026 à l'Assemblée nationale, en raison de calculs partisans qui ont empêché d'atteindre la majorité des deux tiers requise. La réforme visait à réviser la structure du mandat présidentiel et à renforcer l'autonomie locale.
Les amendements proposés incluaient la réduction du mandat présidentiel de cinq à quatre ans, permettant un éventuel second mandat, et l'expansion des pouvoirs des gouvernements locaux. Cependant, les partis au pouvoir et d'opposition n'ont pas pu s'entendre sur des dispositions clés, entraînant l'échec du projet de loi.
Selon les archives officielles de l'Assemblée nationale, le projet de réforme a reçu 180 voix pour, soit 20 de moins que les 200 nécessaires. Le Parti démocrate de Corée s'est opposé aux changements, arguant qu'ils concentreraient trop de pouvoir dans l'exécutif.
Il s'agit de la troisième tentative de réforme constitutionnelle échouée depuis 2018, soulignant les profondes divisions politiques en Corée du Sud. Le président Yoon Suk Yeol avait fait de cette réforme une priorité de son programme, mais le résultat reflète l'impasse persistante.