Une nouvelle étude ADN sur des tombes néolithiques du nord de l'Écosse révèle que les communautés du Néolithique enterraient ensemble des hommes biologiquement apparentés sur plusieurs générations, contrairement aux femmes. La recherche, publiée dans la revue Nature le 14 avril 2026, a analysé les génomes de restes humains sur des sites comme les cairns de Cuween Hill et Quanterness dans les Orcades.
Les résultats indiquent un système patrilinéaire où les hommes apparentés étaient inhumés dans les mêmes tombes monumentales, créant des "réseaux de descendance" reliant différents sites archéologiques. Cela suggère que la parenté et la lignée étaient centrales pour ces premières sociétés agricoles. Les auteurs notent que les femmes trouvées dans les tombes n'étaient pas génétiquement liées aux lignées masculines, évoquant une pratique de mobilité des femmes entre communautés.
Cette recherche, menée par une équipe internationale, fournit les premières preuves génétiques détaillées des structures familiales dans la Grande-Bretagne néolithique. Elle aide à expliquer comment ces grandes tombes, nécessitant un travail intensif, servaient de points focaux pour des lignées masculines spécifiques sur des siècles, façonnant l'organisation sociale il y a environ 5 000 ans.