La NASA prend des mesures pour prolonger la durée de vie opérationnelle de la sonde spatiale Voyager 1, l'objet fabriqué par l'homme le plus éloigné, en coupant l'alimentation de ses derniers instruments scientifiques. Lancée en 1977, la sonde dépend d'un générateur thermoélectrique à radioisotope (RTG) dont la puissance diminue de manière prévisible d'environ 4 watts par an.
Les responsables de la mission ont systématiquement coupé les circuits de chauffage et d'autres systèmes non essentiels pour réserver l'énergie aux fonctions centrales de la sonde et à quelques instruments clés. L'objectif est de maintenir les communications de Voyager 1 avec la Terre aussi longtemps que possible, potentiellement jusqu'aux années 2030, malgré la diminution continue de son alimentation électrique.
Ce processus fait partie de la gestion planifiée de la fin de vie de la mission, et non d'une réponse à une panne soudaine. Chaque arrêt d'instrument est une décision calculée pour prioriser la longévité de l'engin spatial et sa capacité à renvoyer des données uniques depuis l'espace interstellaire.