La recherche scientifique sur les pleurs révèle que les larmes émotionnelles sont un comportement uniquement humain aux fonctions biologiques et sociales distinctes. Contrairement aux larmes basales ou réflexes, les larmes émotionnelles contiennent des niveaux plus élevés d'hormones de stress et de protéines comme la leucine-enképhaline, un analgésique naturel, suggérant un rôle physiologique dans l'apaisement.
Des études, dont les travaux fondateurs du biochimiste William H. Frey II, indiquent que pleurer peut réduire le stress en expulsant le cortisol et en activant le système nerveux parasympathique. L'acte est aussi un puissant signal social non verbal, suscitant l'empathie et le soutien d'autrui, ce qui renforce les liens sociaux et facilite la résolution des conflits.
Si les normes culturelles influencent la manière et le moment de pleurer, les mécanismes biologiques sous-jacents sont universels. Les psychologues notent que réprimer ses larmes peut augmenter le stress, tandis que les laisser couler peut contribuer à la récupération émotionnelle. La complexité des pleurs souligne leur rôle de composant fondamental de l'intelligence émotionnelle et de la communication humaine.