Une analyse révolutionnaire des eaux usées commandée par l'Autorité nationale pour la lutte contre l'alcool et la toxicomanie (NACADA) a révélé l'émergence de drogues synthétiques et de petits laboratoires clandestins au Kenya, suscitant l'inquiétude des responsables de la santé publique. L'étude, menée en 2025, a détecté des traces de cathinones synthétiques (sels de bain) et d'autres substances psychoactives nouvelles dans des échantillons provenant de zones urbaines, notamment Nairobi et Mombasa.
Selon les responsables de la NACADA, ces résultats indiquent un passage des drogues traditionnelles à base de plantes comme le cannabis et le khat vers des alternatives synthétiques, souvent plus puissantes et dangereuses. L'analyse a également identifié des précurseurs chimiques et des équipements compatibles avec une production de drogues à petite échelle, suggérant la présence de laboratoires secrets opérant dans des zones résidentielles.
Le Dr John Muturi, directeur de la NACADA, a déclaré : 'C'est un signal d'alarme. L'émergence de drogues synthétiques et d'installations de production locales pose un nouveau défi pour nos efforts de répression et de prévention.' L'autorité a appelé à une surveillance renforcée et à une réglementation plus stricte des importations de produits chimiques pour freiner cette tendance.
Les experts en santé publique avertissent que les drogues synthétiques peuvent provoquer des effets secondaires graves, notamment des psychoses et des défaillances organiques, et sont souvent commercialisées en ligne auprès des jeunes. La NACADA prévoit d'étendre son programme de surveillance des eaux usées à d'autres comtés et de collaborer avec des agences internationales pour faire face à ce problème.