Le programme marocain 'Villes Sans Bidonvilles', lancé en 2004, a réalisé des progrès significatifs vers son objectif d'éradication de l'habitat informel d'ici 2028. Selon le ministère de l'Aménagement du Territoire National, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la Ville, au début de 2026, environ 80% des 370 000 ménages ciblés ont été relogés dans des logements décents.
Doté d'un budget de plus de 40 milliards de dirhams (environ 4 milliards de dollars), le programme se concentre sur la fourniture de solutions de logement alternatives, notamment des logements sociaux et des lots de terrain viabilisés. En 2025, le gouvernement a accéléré ses efforts, relogeant 15 000 familles supplémentaires, en particulier dans les grandes villes comme Casablanca, Marrakech et Tanger.
Cependant, des défis persistent. L'urbanisation rapide et l'exode rural continuent de créer de nouveaux bidonvilles, surtout en périphérie des grandes villes. Le ministère estime qu'environ 50 000 ménages vivent encore dans des bidonvilles, nécessitant des investissements soutenus et une planification urbaine innovante pour respecter l'échéance de 2028.
Des organisations internationales, dont la Banque mondiale et ONU-Habitat, ont salué l'approche marocaine comme un modèle pour la région. Le programme a également été intégré à des initiatives sociales plus larges, telles que l'accès à l'éducation et aux soins de santé, pour assurer une intégration durable des familles relogées.