Le conflit en cours au Moyen-Orient, en particulier la guerre entre Israël et le Hamas qui a débuté en octobre 2023, continue de poser des risques significatifs pour la trajectoire économique de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Selon les rapports du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale du début 2026, le conflit a perturbé les routes commerciales, augmenté les déficits budgétaires et affaibli la confiance des investisseurs dans plusieurs économies voisines.
Les indicateurs économiques clés montrent que des pays comme le Liban, la Jordanie et l'Égypte ont connu une réduction des revenus touristiques et une hausse des coûts énergétiques. Les Perspectives économiques régionales du FMI pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale, mises à jour en avril 2026, prévoient un taux de croissance plus lent de 2,5 % pour la région MENA en 2026, contre 3,2 % estimés précédemment, en grande partie à cause des effets de retombée du conflit.
De plus, le conflit a exacerbé les défis existants tels que le chômage élevé et l'inflation. La Banque mondiale a rapporté en mai 2026 que l'inflation des prix alimentaires dans la région reste élevée, en particulier dans les zones touchées par le conflit, menaçant la sécurité alimentaire de millions de personnes. La situation est encore compliquée par les tensions géopolitiques qui ont perturbé la navigation en mer Rouge, impactant les chaînes d'approvisionnement mondiales.
Malgré ces défis, certains pays exportateurs de pétrole du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont maintenu une croissance relativement stable, soutenue par des prix pétroliers élevés et des efforts de diversification. Cependant, les perspectives globales restent incertaines, le FMI avertissant qu'un conflit prolongé pourrait entraîner des conséquences économiques plus graves pour l'ensemble de la région.