Les autorités maliennes ont lancé une campagne intensifiée contre les opérations de dragage illégal de sable dans le fleuve Niger, une voie navigable vitale pour le pays enclavé. Le gouvernement cite cette activité non réglementée comme cause d'une érosion significative, de modifications des lits fluviaux et d'une menace pour la qualité de l'eau et l'agriculture locale.
Des actions récentes d'application de la loi auraient conduit à la saisie d'équipements de dragage et à l'arrestation de plusieurs individus impliqués dans ce commerce illicite. Les responsables affirment que le sable extrait illégalement est souvent utilisé pour la construction dans la capitale, Bamako, et d'autres centres urbains.
Cette répression est présentée comme un effort pour protéger une ressource nationale critique. Le fleuve Niger soutient des millions de Maliens grâce à la pêche, l'agriculture et le transport, et sa dégradation constitue une menace directe pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.
Les experts environnementaux avertissent que le dragage non contrôlé accélère la sédimentation et peut augmenter le risque d'inondation. La campagne gouvernementale implique plusieurs agences, dont la direction des eaux et forêts et la gendarmerie nationale, bien que des défis persistent pour surveiller le vaste système fluvial.