Le télescope spatial James Webb (JWST) a apporté de nouveaux éclairages sur les énigmatiques planètes « barbe à papa » en orbite autour de l'étoile Kepler-51, située à environ 2 600 années-lumière dans la constellation du Cygne. Une étude, publiée dans The Astronomical Journal le 16 mars 2026, révèle que les instruments puissants du JWST ont confirmé la présence d'un brouillard atmosphérique extrême sur au moins trois des planètes « super-puff » du système, connues pour leur densité exceptionnellement faible.
Malgré les capacités infrarouges avancées du JWST, ce brouillard épais a empêché le télescope de détecter des signatures chimiques clés, comme l'eau ou le méthane, dans les atmosphères des planètes. Les résultats indiquent que les particules de brume sont soit très opaques, soit beaucoup plus petites que prévu, bloquant efficacement la lumière nécessaire à l'analyse spectrale. Cela représente un défi majeur pour caractériser la composition atmosphérique de ces mondes.
Les trois planètes étudiées, Kepler-51 b, d, et probablement e, sont toutes plus grandes que Jupiter mais n'ont que quelques fois la masse de la Terre, ce qui leur confère une densité comparable à de la barbe à papa. Les nouvelles données aident à affiner les modèles de leur formation et évolution, suggérant qu'elles pourraient perdre leurs atmosphères gonflées avec le temps. Cette recherche souligne les limites des observatoires les plus avancés face à des conditions planétaires extrêmes.