La campagne militaire d'Israël contre le Hezbollah a rencontré des défis importants, car une année de frappes de précision en 2025 et une offensive terrestre en mars 2026 n'ont pas réussi à éliminer les capacités de drones du groupe. Selon des responsables de la défense israélienne, le Hezbollah a continué de lancer des attaques de drones dans le nord d'Israël, ce qui a incité à une réévaluation de la stratégie.
L'offensive de mars 2026, qui impliquait des troupes au sol et des frappes aériennes, visait à détruire les infrastructures de missiles et de drones du Hezbollah dans le sud du Liban. Cependant, le réseau décentralisé du groupe et son utilisation de zones civiles comme couverture ont rendu difficile l'obtention de résultats durables. Les services de renseignement israéliens estiment que le Hezbollah possède encore des milliers de drones, y compris des modèles avancés capables d'éviter les défenses aériennes.
Les discussions actuelles au sein du cabinet de sécurité israélien se concentrent sur une combinaison d'assassinats ciblés, d'opérations cybernétiques et de pression diplomatique pour dégrader les capacités du Hezbollah. Certains responsables préconisent une opération terrestre plus large, tandis que d'autres mettent en garde contre le risque d'une guerre plus large avec le Liban et une implication potentielle de l'Iran.
L'échec des offensives précédentes a également suscité des critiques publiques en Israël, les familles des résidents déplacés du nord exigeant une action plus efficace. Les États-Unis ont appelé à la retenue, tandis que la France a proposé un nouveau cessez-le-feu négocié par l'ONU, bien que le Hezbollah ait rejeté les précédentes conditions de trêve.
Fin mai 2026, aucune nouvelle opération majeure n'a été annoncée, mais le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré que 'toutes les options restent sur la table' pour arrêter les attaques de drones. La situation reste tendue, avec des échanges de tirs sporadiques le long de la frontière.