Betty Lachgar, militante maroco-belge et cofondatrice du collectif féministe MALI, a désormais passé un an en détention au Maroc. Elle a été arrêtée le 5 août 2025 à Rabat et est détenue depuis lors, selon des rapports d'organisations de défense des droits humains.
Lachgar fait face à des accusations, notamment d'« outrage à des fonctionnaires publics » et d'« atteinte à la dignité de l'État », liées à ses publications sur les réseaux sociaux critiquant les autorités marocaines. Ses partisans et des ONG internationales, comme Amnesty International, ont appelé à sa libération, estimant que ces accusations s'inscrivent dans une répression plus large de la dissidence au Maroc.
En août 2026, Lachgar est toujours détenue, son procès étant en cours. La justice marocaine n'a pas encore rendu de verdict définitif. Son cas a attiré l'attention internationale, plusieurs parlementaires européens exhortant le Maroc à respecter les procédures légales et les droits humains.
Le gouvernement marocain a défendu son système judiciaire, affirmant que toutes les procédures légales sont suivies. Cependant, les critiques soulignent un schéma d'arrestations d'activistes et de journalistes ces dernières années, soulevant des inquiétudes quant à la liberté d'expression dans le pays.