Au 5 août 2026, au moins 77 migrants sont morts en tentant de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, selon des données compilées par des organisations humanitaires et confirmées par les autorités locales. Les décès se sont produits au cours des cinq dernières années, de nombreuses victimes se noyant en tentant de contourner les barrières frontalières à la nage ou mourant d'hypothermie ou d'épuisement.
Le dernier incident, signalé fin juillet 2026, impliquait un groupe de migrants subsahariens qui tentaient de franchir la clôture périmétrique près de la plage de Tarajal. Les unités de la Garde civile espagnole et de la Gendarmerie royale marocaine ont répondu, mais plusieurs migrants ont été portés disparus et confirmés morts plus tard. Les circonstances exactes restent sous enquête.
Des organisations de défense des droits humains, dont Caminando Fronteras, ont documenté une augmentation constante des décès à mesure que les routes migratoires deviennent plus dangereuses. Les rapports de l'organisation indiquent que de nombreux décès ne sont pas signalés en raison de l'éloignement des points de passage et de la réticence de certaines autorités à partager des informations.
En réponse, le gouvernement espagnol a réitéré son engagement en faveur de la sécurité des frontières tout en promettant d'améliorer les opérations de recherche et de sauvetage dans les eaux autour de Ceuta et Melilla. Cependant, les activistes soutiennent qu'il faut faire davantage pour s'attaquer aux causes profondes de la migration et garantir un traitement humain à ceux qui tentent d'entrer en Europe.