La coalition du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu risque de s'effondrer après qu'un partenaire ultra-orthodoxe clé a appelé à la dissolution du parlement, selon les médias israéliens. Le différend porte sur une loi obligeant les étudiants des yeshivas ultra-orthodoxes à servir dans l'armée, une source de tension de longue date dans la politique israélienne.
Le 13 mai 2026, le parti ultra-orthodoxe Shas aurait exigé de nouvelles élections si le gouvernement poursuit la législation visant à enrôler les étudiants des yeshivas. La coalition, qui comprend plusieurs factions ultra-orthodoxes, peine à maintenir son unité sur cette question. Le gouvernement de Netanyahu détient actuellement une majorité étroite de 61 sièges sur 120 à la Knesset.
La crise s'est intensifiée après que la Cour suprême israélienne a statué en 2024 que le gouvernement devait mettre fin aux exemptions pour les hommes ultra-orthodoxes du service militaire. La cour a donné au gouvernement jusqu'au 31 mars 2025 pour adopter une nouvelle loi, mais aucun accord n'a été trouvé. Les partis ultra-orthodoxes considèrent la conscription comme une menace pour le mode de vie religieux de leur communauté.
Si la coalition s'effondre, Israël se dirigerait vers sa cinquième élection en moins de quatre ans. Les analystes politiques affirment que l'impasse pourrait paralyser le gouvernement et retarder les décisions clés sur les questions de sécurité et économiques. Aucun commentaire immédiat n'a été obtenu du bureau de Netanyahu.