Au 23 avril 2026, le Maroc est confronté à une double menace pour son secteur agricole et sa sécurité alimentaire. Le conflit en cours en Iran a perturbé les exportations de gaz et d'engrais de la région du Golfe, entraînant une hausse de 20 à 40 % des prix des intrants. Cela s'ajoute au phénomène météorologique El Niño, qui devrait apporter des conditions de sécheresse en Afrique du Nord, menaçant potentiellement les récoltes.
Selon des rapports vérifiés du Programme alimentaire mondial et d'analystes agricoles, la guerre en Iran a spécifiquement impacté l'approvisionnement en engrais clés comme l'urée et l'ammoniac, essentiels pour la production marocaine de blé et d'orge. Les hausses de prix sont déjà ressenties par les agriculteurs, dont beaucoup ne peuvent pas se permettre les intrants nécessaires pour la prochaine saison de plantation.
El Niño, confirmé par l'Organisation météorologique mondiale comme actif jusqu'à la mi-2026, devrait réduire les précipitations dans la région du Maghreb. Le Maroc, déjà vulnérable à la pénurie d'eau, pourrait voir ses rendements céréaliers chuter jusqu'à 30 % si les conditions de sécheresse persistent, selon les données historiques du ministère marocain de l'Agriculture.
L'effet combiné menace d'augmenter les factures d'importation alimentaire et les prix à la consommation, faisant écho à la crise alimentaire mondiale de 2022. Le gouvernement marocain a annoncé des mesures d'urgence, notamment des subventions pour les engrais et des programmes de gestion de l'eau, mais les experts avertissent que la résilience à long terme nécessite des chaînes d'approvisionnement diversifiées et une agriculture adaptée au climat.