Alors que la Corée du Sud marque le 46e anniversaire du soulèvement du 18 mai à Gwangju lundi, les fausses affirmations sur le mouvement pro-démocratie continuent de circuler, malgré une loi de 2020 qui criminalise la distorsion des faits historiques liés à l'événement.
Le soulèvement de Gwangju, qui a commencé le 18 mai 1980, était un mouvement pro-démocratie contre la dictature militaire de Chun Doo-hwan. Il a été violemment réprimé, entraînant des centaines de morts. En 2020, la Corée du Sud a promulgué une loi qui punit ceux qui nient, déforment ou diffament les faits historiques du soulèvement, avec des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison ou une amende de 50 millions de wons.
Malgré cette mesure légale, les plateformes en ligne et certaines personnalités publiques continuent de diffuser des désinformations, comme des affirmations selon lesquelles le soulèvement aurait été fomenté par des agents nord-coréens ou que le nombre de morts aurait été exagéré. Ces distorsions ont été réfutées par des enquêtes officielles et des archives historiques, notamment la loi spéciale du 18 mai 1995 qui a réexaminé les événements.
Les militants et les groupes civiques ont appelé à une application plus stricte de la loi et à une meilleure éducation pour contrer ces récits faux. Le soulèvement de Gwangju reste un événement clé dans la démocratisation de la Corée du Sud, et les efforts pour préserver son histoire précise se poursuivent.