Le 17 mai 2026, des informations ont fait état de déclarations de l'ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, lors d'un événement diplomatique à Rabat, qui semblaient approuver le plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental comme seule solution viable. Ces propos, non confirmés officiellement par le ministère français des Affaires étrangères, ont été interprétés par certains observateurs comme un changement de la position traditionnellement neutre de la France sur ce territoire contesté.
Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, est l'objet d'un conflit de plusieurs décennies entre le Maroc et le Front Polisario, qui réclame l'indépendance de la région. Les Nations unies le considèrent comme un 'territoire non autonome' et ont appelé à un référendum d'autodétermination, qui n'a jamais eu lieu. Le Maroc contrôle la majeure partie du territoire et propose une autonomie sous sa souveraineté.
La France a historiquement maintenu une position équilibrée, soutenant les négociations menées par l'ONU sans approuver explicitement le plan d'autonomie marocain. Cependant, les propos rapportés de Lecourtier, s'ils sont exacts, marqueraient un changement significatif. Le représentant du Front Polisario en Europe, Oubi Bouchraya, a condamné ces déclarations, affirmant qu'elles 'sapent le droit international et les résolutions de l'ONU'.
L'ambassade de France à Rabat n'a pas publié de déclaration, et le ministère français des Affaires étrangères a refusé de commenter. Cet incident survient alors que les efforts de l'ONU pour relancer les pourparlers entre les parties reprennent, avec une visite de l'envoyé de l'ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, prévue dans la région en juin 2026.