Les fouilles archéologiques à Sijilmassa, la cité marchande médiévale du sud-est du Maroc souvent surnommée le « New York » de son époque, ont mis au jour de nouvelles structures, relançant un débat ancien entre défenseurs de la préservation et partisans du développement. Le site, situé près de Rissani dans le Tafilalet, était une étape clé de la route transsaharienne du VIIIe au XIVe siècle, pour le commerce de l'or, du sel et des esclaves.
Les récentes fouilles, rapportées par les médias marocains en mai 2026, ont exposé des parties des murs de la ville, une mosquée et des quartiers résidentiels. Cependant, l'absence de plan de conservation global a suscité des critiques de la part des archéologues, qui avertissent que le tourisme non réglementé et l'expansion urbaine menacent les ruines. Le ministère marocain de la Culture a déclaré travailler sur un plan de gestion, mais aucun calendrier n'a été annoncé.
La controverse met en lumière les tensions entre la préservation du patrimoine et le développement économique dans la région, où les communautés locales recherchent des emplois et des infrastructures. Sijilmassa était une métropole prospère de jusqu'à 30 000 habitants, mais son déclin a commencé après le XIVe siècle en raison du déplacement des routes commerciales et de l'instabilité politique.