L'ancien ministre marocain de l'Économie et des Finances, Fayçal Mekouar, a exprimé publiquement ses préoccupations concernant la gouvernance d'entreprise dans le pays. Dans des déclarations récentes, il a souligné qu'environ 2% seulement des entreprises marocaines disposent de comptes certifiés, un chiffre qu'il estime anormalement bas pour une économie en développement.
Ce chiffre met en lumière un écart important en matière de transparence financière et de normes d'audit au sein du secteur privé marocain. Mekouar, qui a servi de 2007 à 2012, plaide fréquemment pour le renforcement des institutions économiques et de meilleures pratiques commerciales afin d'attirer les investissements et d'assurer une croissance durable.
Les experts notent qu'un faible taux d'états financiers certifiés peut saper la confiance des investisseurs, compliquer l'accès au crédit et faciliter des pratiques commerciales opaques. L'appel à une amélioration de la certification s'inscrit dans une démarche plus large de modernisation économique et de conformité réglementaire au Maroc.
Si le chiffre exact de 2% est attribué à la déclaration de Mekouar, la question reflète des discussions permanentes sur la transparence des entreprises dans les marchés émergents. L'amélioration de cet indicateur est considérée comme cruciale pour une intégration plus complète dans l'économie mondiale et la promotion d'un environnement des affaires plus fiable.