La Chine a étendu le traitement tarifaire zéro à tous les pays africains les moins avancés (PMA) avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, à compter du 1er décembre 2024. La politique, annoncée par la Commission tarifaire du Conseil d'État, couvre 98 % des articles imposables, élargissant une initiative précédente qui s'appliquait à 33 pays africains.
Cette mesure s'inscrit dans l'engagement plus large de la Chine d'ouvrir son marché aux nations africaines, comme indiqué lors du sommet 2024 du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). Cependant, les analystes économiques notent que l'impact pourrait être limité en raison des déséquilibres commerciaux existants et des défis d'infrastructure dans de nombreux PMA africains.
Selon la Banque mondiale, la Chine est le plus grand partenaire commercial de l'Afrique, avec un commerce bilatéral atteignant 282 milliards de dollars en 2023. Pourtant, les exportations africaines vers la Chine restent fortement concentrées sur les matières premières telles que le pétrole, les minéraux et les produits agricoles, qui étaient déjà soumis à des droits de douane bas.
Les experts suggèrent que pour que la politique de tarif zéro stimule significativement les exportations africaines, des mesures supplémentaires telles que des investissements dans la logistique, les normes de qualité et la facilitation du commerce sont nécessaires. La politique est considérée comme un geste symbolique de solidarité plutôt qu'un outil économique transformateur.