De récents scanners cérébraux ont révélé des informations surprenantes sur l'intelligence de Néandertal, remettant en question les hypothèses de longue date sur leurs capacités cognitives. Une étude publiée en 2023 dans Nature Ecology & Evolution a analysé des moulages endocrâniens de Néandertaliens et d'humains modernes, constatant que les Néandertaliens avaient des régions cérébelleuses plus grandes par rapport à la taille du cerveau. Le cervelet est associé à des fonctions cognitives telles que le langage, la mémoire et la cognition sociale.
Les chercheurs ont utilisé la tomodensitométrie (CT) pour créer des reconstructions virtuelles des boîtes crâniennes de Néandertal à partir de fossiles trouvés en Europe et en Asie. Ils ont comparé ces reconstructions avec des scanners d'humains modernes provenant d'échantillons archéologiques et contemporains. Les résultats ont indiqué que les Néandertaliens avaient une forme de cerveau plus allongée, avec un cervelet plus grand, ce qui pourrait avoir soutenu des comportements sociaux et culturels complexes.
Cette découverte contredit les vues antérieures selon lesquelles les Néandertaliens étaient moins intelligents que les humains modernes. Au lieu de cela, elle suggère que les Néandertaliens possédaient des capacités cognitives similaires à celles des premiers Homo sapiens. L'auteur principal de l'étude, le Dr Emiliano Bruner du Centro Nacional de Investigación sobre la Evolución Humana en Espagne, a noté que les différences cérébelleuses pourraient refléter des adaptations à différents environnements ou structures sociales.
La recherche s'ajoute à un nombre croissant de preuves que les Néandertaliens se livraient à des comportements symboliques, comme la création d'art rupestre et l'utilisation d'ornements, qui étaient autrefois considérés comme uniques aux humains modernes. Cependant, les implications exactes des différences de structure cérébrale restent débattues parmi les scientifiques.