Le Sénat zimbabwéen a adopté le projet de loi d'amendement constitutionnel n° 3 (CAB3) le 25 juin 2026 lors de sa troisième lecture, rapprochant le président Emmerson Mnangagwa d'une prolongation de mandat. Le projet de loi, qui vise à modifier les limites du mandat présidentiel, a reçu le soutien de 23 sénateurs du parti d'opposition Citizens Coalition for Change (CCC), selon les archives parlementaires.
Sur les 27 membres de l'opposition à la chambre haute, seulement quatre ont voté contre la mesure. Les sénateurs restants du CCC ont soit soutenu le projet de loi, soit étaient absents, reflétant une division significative au sein du parti. Le parti au pouvoir ZANU-PF, qui détient une majorité au Sénat, a également voté massivement en faveur.
L'adoption de la CAB3 par le Sénat est une étape clé dans le processus législatif, mais le projet de loi doit encore être approuvé par l'Assemblée nationale et potentiellement soumis à un référendum avant de devenir loi. Les critiques soutiennent que l'amendement sape les principes démocratiques et pourrait prolonger le règne de Mnangagwa au-delà des limites constitutionnelles actuelles.
Le président Mnangagwa, arrivé au pouvoir en 2017 après un coup d'État militaire qui a renversé Robert Mugabe, a fait face à des accusations d'autoritarisme. La poussée pour la prolongation du mandat a suscité des protestations de la part de groupes de la société civile et des partis d'opposition, qui y voient une prise de pouvoir.
Au 25 juin 2026, les prochaines étapes du projet de loi restent incertaines, l'Assemblée nationale devant débattre de l'amendement dans les semaines à venir. Le résultat aura des implications significatives pour l'avenir politique du Zimbabwe.