Le 25 juin 2026, les principales organisations représentant les médecins du secteur privé et les établissements de santé privés ont annoncé une série de propositions visant à réformer la gouvernance de l'Ordre national des médecins. Cette initiative vise à corriger ce qu'elles décrivent comme un déséquilibre de représentation au sein de l'institution.
Les propositions incluent une répartition plus équitable des sièges dans les instances dirigeantes de l'Ordre, reflétant la part croissante de l'exercice privé dans le système de santé français. Selon les données du ministère de la Santé, environ 40 % des médecins en France exercent principalement dans le secteur privé, mais leur représentation dans les conseils de l'Ordre est nettement inférieure.
Le Dr Jean-François Rault, président de l'Union des médecins libéraux, a déclaré : « Nous ne cherchons pas la domination, mais la parité. Le système actuel a été conçu il y a des décennies et ne reflète plus la réalité de la pratique médicale. » Les organisations ont soumis une demande formelle au ministère de la Santé pour un examen des règles électorales de l'Ordre.
L'Ordre national des médecins, créé en 1945, est chargé de réguler la profession médicale, de maintenir les normes éthiques et de représenter les médecins auprès des autorités publiques. Son conseil est composé de membres élus de diverses catégories de médecins, mais les médecins du secteur privé estiment que la répartition actuelle favorise les praticiens hospitaliers et salariés.
Le ministère de la Santé a accusé réception des propositions et indiqué qu'un groupe de travail sera constitué pour étudier la question. Aucun calendrier pour d'éventuelles réformes n'a été annoncé.