Une étude de 2024, publiée dans Molecular Biology and Evolution, examine les signatures sélectives contrastées de la plasticité de l'expression génique chez la levure en réponse à l'agent antifongique clotrimazole, par rapport à des stress environnementaux courants comme la chaleur et le sel. La recherche, menée par une équipe de l'Université de Toronto, a analysé comment Saccharomyces cerevisiae adapte son expression génique, une forme de plasticité phénotypique, face à ces différents défis.
Les résultats révèlent que les pressions évolutives qui façonnent la plasticité de l'expression génique pour faire face à un médicament toxique comme le clotrimazole sont distinctes de celles pour gérer les fluctuations environnementales naturelles. L'étude a utilisé l'évolution expérimentale et le séquençage d'ARN pour suivre les changements sur plusieurs générations, identifiant des voies génétiques et des réseaux de régulation spécifiques impliqués dans chaque type de réponse.
Ce travail s'inscrit dans le cadre théorique plus large discuté dans le volume de 2021 Phenotypic Plasticity and Evolution, édité par David W. Pfennig, qui explore comment la plasticité influence les trajectoires évolutives. La recherche a des implications pour la compréhension de la résistance fongique aux médicaments et des mécanismes fondamentaux de l'adaptation évolutive.