L'inégalité des salaires aux États-Unis s'est accrue au cours des dernières décennies, les 10 % des salariés les mieux rémunérés s'appropriant une part plus importante du revenu national. Selon l'Institut de politique économique, de 1979 à 2023, les salaires des 1 % les plus riches ont augmenté de 179 %, tandis que ceux des 90 % les plus pauvres n'ont augmenté que de 28 %. Cette disparité n'est pas seulement un problème social, mais aussi économique, affectant à la fois les travailleurs et les entreprises.
Les recherches du Fonds monétaire international (FMI) indiquent qu'une forte inégalité des revenus peut réduire la croissance économique en limitant les opportunités pour les personnes à faible revenu. Lorsque les travailleurs sont sous-payés, ils ont un pouvoir d'achat moindre, ce qui réduit la demande de biens et de services. Cela peut entraîner une baisse des revenus des entreprises et une création d'emplois plus lente.
Pour les entreprises, l'inégalité des salaires peut entraîner une baisse du moral des employés, un taux de rotation plus élevé et une productivité réduite. Une étude de 2024 de la Harvard Business Review a révélé que les entreprises présentant des écarts de rémunération importants entre les dirigeants et les travailleurs connaissent souvent des niveaux d'innovation et d'engagement des employés plus faibles. En revanche, les entreprises ayant des structures de rémunération plus équitables ont tendance à avoir de meilleures performances financières à long terme.
Des solutions politiques, telles que l'augmentation du salaire minimum et le renforcement des droits de négociation collective, ont été proposées pour résoudre ces problèmes. Le Bureau du budget du Congrès a estimé qu'un salaire minimum fédéral de 15 dollars sortirait 900 000 personnes de la pauvreté, bien que cela puisse également entraîner des pertes d'emplois. En 2026, le salaire minimum fédéral reste à 7,25 dollars de l'heure, inchangé depuis 2009.