Alors que le Canada se prépare à accepter davantage de véhicules électriques (VE) fabriqués en Chine, le sénateur américain John Barrasso (R-WY) met en garde les responsables canadiens contre les accords avec le gouvernement chinois, même si les relations entre le Canada et les États-Unis restent tendues.
Dans une déclaration rapportée par plusieurs médias le 10 mai 2026, Barrasso a déclaré : « Je comprends que les relations canado-américaines ne sont pas au mieux actuellement, mais cela ne devrait pas pousser le Canada à conclure des accords avec la Chine qui pourraient compromettre la sécurité et les intérêts économiques de l'Amérique du Nord. » Il a spécifiquement évoqué les préoccupations concernant les subventions d'État chinoises et les risques potentiels pour la sécurité des données dans les chaînes d'approvisionnement des VE.
Cet avertissement intervient dans un contexte de différends commerciaux persistants entre les États-Unis et le Canada, notamment les tarifs douaniers sur le bois d'œuvre et les produits laitiers canadiens. Cependant, Barrasso a souligné que l'influence croissante de la Chine sur le marché des VE constitue un défi commun. Selon un rapport de 2025 de l'Agence internationale de l'énergie, la Chine a produit plus de 60 % des VE dans le monde, et ses exportations ont augmenté, le Canada étant un marché cible.
Les responsables canadiens n'ont pas encore répondu directement aux commentaires de Barrasso. Le gouvernement canadien explore la diversification de ses partenaires commerciaux, y compris avec la Chine, dans le cadre de sa stratégie indo-pacifique. Cependant, les experts notent que tout accord majeur sur les VE avec la Chine pourrait faire l'objet d'un examen dans le cadre du processus d'examen de la sécurité nationale du Canada.
Cette situation met en lumière l'équilibre délicat que le Canada doit trouver entre la gestion de ses relations avec les États-Unis et la poursuite d'opportunités économiques ailleurs.