Le 24 avril 2026, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a déclaré ne pas être « inquiet » suite à des informations de presse selon lesquelles les États-Unis envisageraient de suspendre l'Espagne de l'OTAN. Les rapports, citant des sources anonymes, suggéraient que cette suspension potentielle était en réponse aux faibles dépenses de défense de l'Espagne par rapport à l'objectif de 2% du PIB de l'OTAN.
Cependant, des responsables américains ont démenti ces affirmations. Un porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis a déclaré à Reuters qu'« aucune discussion n'est en cours pour suspendre l'Espagne de l'OTAN », qualifiant les rapports de « sans fondement ». Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a également rejeté cette idée, affirmant que « l'OTAN est une alliance fondée sur le consensus, et la suspension d'un État membre n'est pas un mécanisme qui existe dans le Traité de l'Atlantique Nord ».
L'Espagne dépense actuellement environ 1,3% de son PIB pour la défense, en dessous de l'objectif de 2% de l'alliance. Sánchez s'est engagé à atteindre 2% d'ici 2029, un calendrier qui a suscité des critiques de la part de certains alliés. Malgré cela, les responsables de l'OTAN soulignent que les engagements de dépenses sont volontaires et ne sont pas soumis à des mesures punitives.
Cette controverse survient avant le sommet de l'OTAN prévu pour juin 2026 à La Haye, où les dépenses de défense devraient être un sujet clé. Sánchez a réitéré l'engagement de l'Espagne envers l'alliance, déclarant : « L'Espagne est un allié fiable, et nous continuerons à remplir nos obligations. »