Les États-Unis courtisent activement le Maroc comme partenaire clé dans l'approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL), visant à renforcer la sécurité énergétique en Afrique du Nord et en Europe. Selon des rapports récents, des responsables américains ont tenu des discussions de haut niveau avec leurs homologues marocains pour explorer des accords à long terme d'exportation de GNL, en tirant parti de la position stratégique du Maroc et de ses infrastructures existantes.
Le Maroc, qui importe actuellement la majeure partie de son gaz naturel via le gazoduc Maghreb-Europe depuis l'Algérie, cherche à diversifier ses sources d'énergie. Les États-Unis, désormais le plus grand exportateur mondial de GNL, voient le Maroc comme une porte d'entrée vers les marchés européens, surtout dans le contexte de la crise énergétique déclenchée par l'invasion russe de l'Ukraine. Les accords proposés pourraient inclure des cargaisons de GNL des terminaux américains vers les ports marocains, avec un potentiel de regazéification et de réexportation vers l'Europe.
Les analystes notent que les investissements prévus par le Maroc dans des terminaux d'importation de GNL et des projets d'énergie renouvelable s'alignent sur les objectifs américains de réduire la dépendance mondiale au gaz russe. Cependant, aucun accord final n'a été signé et les discussions en sont encore à un stade précoce. L'Agence américaine d'information sur l'énergie confirme que les exportations américaines de GNL ont bondi depuis 2022, le Maroc émergeant comme un nouveau marché potentiel.