Au 24 avril 2026, les réfugiés sahraouis dans les camps de Tindouf en Algérie entrent dans leur 50e année d'exil, la troisième génération étant toujours incapable de mener une vie normale. Le conflit autour du Sahara occidental, un territoire disputé entre le Maroc et le Front Polisario, a commencé en 1975 après le retrait de l'Espagne. Les Nations Unies ont classé cette situation comme l'une des crises de réfugiés les plus prolongées au monde.
Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), environ 173 000 réfugiés sahraouis sont enregistrés dans les camps. La population comprend de nombreuses personnes nées en exil, qui n'ont jamais vu leur patrie ancestrale. L'absence de résolution politique les a laissés dans un vide juridique, sans citoyenneté ni droit de retour.
Les organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International, ont appelé à plusieurs reprises à une solution. La Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) reste déployée, mais un référendum promis sur l'autodétermination est bloqué depuis des décennies. Les réfugiés dépendent de l'aide internationale pour la nourriture, l'eau et l'éducation, mais les conditions restent difficiles.
En 2025, le Conseil de sécurité de l'ONU a renouvelé le mandat de la MINURSO, exhortant les deux parties à reprendre les négociations. Cependant, aucune percée n'a été réalisée. La République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario, est reconnue par certains pays africains et latino-américains, mais pas par l'ONU.
La troisième génération de réfugiés fait face à des opportunités limitées. De nombreux jeunes Sahraouis cherchent à étudier à l'étranger, mais sans passeports ni documents reconnus, ils se heurtent souvent à des obstacles. Le HCR et d'autres agences offrent une certaine formation professionnelle, mais l'absence de solution durable perpétue la crise.