Les femmes travaillant dans l'industrie des boda boda (taxis-motos) à Kampala, en Ouganda, ont exprimé leurs préoccupations concernant les conditions de travail difficiles, la stigmatisation persistante et la hausse des accidents, selon un rapport du Daily Monitor du 10 mai 2026. Les conductrices, s'exprimant lors d'un événement de la fête des mères organisé par l'Association des femmes conductrices de boda boda d'Ouganda, ont appelé à une meilleure sécurité routière et à une protection accrue pour les femmes.
L'événement a souligné que les femmes sont confrontées au harcèlement de la part de collègues masculins et de clients, ainsi qu'à un manque d'accès à des équipements de sécurité et à une formation. La présidente de l'association, Sarah Nakato, a déclaré que de nombreuses femmes ont été contraintes de quitter l'industrie en raison de ces défis. Le rapport a noté que les accidents impliquant des boda boda ont augmenté de 15 % à Kampala au cours de l'année écoulée, selon les données de la police.
En réponse, l'Autorité de la capitale de Kampala (KCCA) a annoncé des plans pour introduire une formation obligatoire à la sécurité pour tous les conducteurs de boda boda, avec un accent sur les femmes. Cette initiative vise à réduire les accidents et à améliorer les conditions de travail. Le gouvernement s'est également engagé à lutter contre la stigmatisation par le biais de campagnes de sensibilisation du public.
L'article n'a pas fourni de statistiques spécifiques sur le nombre de femmes dans l'industrie, mais l'association estime que les femmes représentent moins de 5 % des conducteurs de boda boda à Kampala. Les conductrices ont souligné le besoin de soutien financier et d'accès à des prêts pour acheter des motos et des équipements de sécurité.